
Alors que les vacances scolaires ne sont pas imminentes, les attaques contre les autocars scolaires s’intensifient à Kongou, Combani, Chirongui et surtout au hub de Kahani. Les affrontements entre bandes rivales se multiplient, relançant la question des sanctions et des mesures de protection promises pour les transports scolaires.
Alors que les vacances scolaires ne sont pas prévues dans les prochains jours, la recrudescence des attaques contre les autocars devient de plus en plus préoccupante. Koungou, Combani, Chirongui et bien évidemment le hub de Kahani sont touchés. Comme à l’accoutumée, rien de très nouveau : les jeunes prennent les autocars pour se rendre dans leurs établissements scolaires, croisent des individus identifiés comme appartenant aux bandes rivales du moment et s’ensuit un échange de jets de pierre et des règlements de comptes entre eux.
Mais où en sont les sanctions qui avaient été envisagées pour punir ces agresseurs ? La loi Mayotte prévoyait une dérogation permettant d’équiper les autocars scolaires de caméras extérieures afin d’identifier les assaillants. Cette disposition est-elle toujours à l’ordre du jour de la future loi-programme ?
La société de transport Transdev avait expliqué il y a encore quelques semaines que les travaux pour protéger les vitres des autocars et les remplacer par du matériel incassable avaient pris du retard en raison du passage du cyclone. Espérons que, mis bout à bout, ces délais ne conduisent pas à un droit de retrait des transporteurs du Nord ou du centre, ce qui pénaliserait directement les élèves.
La menace est sérieuse : « nous sommes dans l’obligation d’exercer nos droits de retrait à partir de mardi 25 février 2025 jusqu’à nouvel ordre. » les secteurs suivants sont concernés : Mamoudzou, Koungou, Bandraboua, Tsingoni , Dembeni , Kani-keli et Ouangani